Les Français sont parmi les plus gros consommateurs de médicaments en Europe et notamment en antibiotiques et en anxiolytiques. On se rend compte aujourd’hui que cette surconsommation de médicaments n’est pas sans danger et peut réellement impacter notre santé. 

Et pour nous parler de ce sujet, j’accueille Isabelle Doumenc, journaliste et naturopathe, pour nous parler des effets de ce réflexe médicament, elle va nous parler des solutions alternatives et vous parler de son livre « Le réflexe médicament, c’est fini ! », un guide pratique à emmener partout avec vous, dans lequel vous retrouverez des solutions naturelles pour les maux du quotidien et abandonner ce réflexe médicament en toute confiance !

 

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Transcription écrite :
Mélanie : Bonjour Isabelle
Isabelle : Bonjour Mélanie

 

Mélanie : Merci d’avoir accepté cet entretien pour le blog « La vie est belle au naturel ». Aujourd’hui, nous allons parler de votre livre « Le réflexe médicament, c’est fini ! » dans lequel vous nous parlez de la problématique des médicaments et vous nous proposez un guide avec des solutions naturelles pour sortir de cet engrenage. Mais avant cela, pourriez-vous présenter en quelques petits mots ?
Isabelle : Je suis journaliste et naturopathe avec un parcours de journaliste spécialisée dans l’environnement où j’ai vraiment pris conscience de tous les problèmes de pollution sur la santé de l’homme et donc en devenant naturopathe, j’ai décidé de continuer sur cette voie-là.
 
 
Mélanie : Alors est-ce que vous pouvez nous parler justement de la problématique des médicaments et pourquoi est-ce un problème d’avoir ce réflexe médicament? Qu’est-ce que cela implique ?
Isabelle : Alors, le problème que ça peut poser, on va dire qu’il est de 2 natures. 
Il y a celui des antibiotiques, qui est assez connu. On est dans un pays où l’on a tendance à consommer énormément d’antibiotiques, moins qu’avant c’est sûr, parce qu’il y a eu de sensibilisation du public, mais malgré tout encore beaucoup, donc ça peut poser plusieurs sortes de problèmes à terme. Des problèmes de résistance, c’est-à-dire que le jour où la personne va être vraiment malade, il va avoir besoin de quelque chose de très sérieux parce que son corps fait une résistance à l’antibiotique et du coup le traitement ne fonctionne pas. Donc ça c’est un critère de santé principal parfois de vie et de mort. Dans les hôpitaux, ils rencontrent énormément ce problème de résistance aux antibiotiques. 
Et puis au long court, on va dire pour notre santé de tous les jours, notre équilibre de tous les jours. Ces antibiotiques sont là avec une mission, qui est de détruire les bactéries incriminées, mais ils détruisent aussi celles de la flore intestinale (qu’on appelle aussi microbiote), c’est ce que l’on a en nous, dans tout notre système digestif, tout notre intestin. Et cette flore intestinale, c’est un petit peu la clé de voute de notre santé, c’est-à-dire qu’elle a de multiples fonctions et que si l’on a un déséquilibre de cette flore intestinale, à terme, il y a beaucoup de conséquences qui vont se mettre en place, qui ne sont pas forcément des maladies au début, mais qui peuvent être des dysfonctionnements, qui a terme peuvent amener à des maladies.
Et puis l’autre problématique des médicaments, là on va être sûr une autre catégorie de médicaments, il y a soit des médicaments du type antidépresseurs, anxiolytiques. La France est champion du monde dans leur consommation et il y a plusieurs études qui ont montré, aussi bien en France qu’à l’étranger, qu’au-delà d’un certain nombre de mois de prises, cela augmente les risques de déclencher une maladie d’alzheimer de 20 à 50%. Donc ce n’est quand même pas anodin, on est sur une pathologie qui est vraiment terrible. Et là aussi on est sur un problème d’abus de médicaments. Tout le monde ne va pas être en dépression forte de suite. Pour une dépression forte, c’est sûr qu’il faut un apport médicamenteux pour en venir à bout. Mais quand on traverse des périodes de stress, d’angoisse ou de mal-être, ce que plein de gens traversent dans leur vie, on peut déjà en première intention, essayer de régler cela par des ajustements d’hygiène de vie. Que se soit au niveau alimentaire, de mise en place de technique de méditation ou relaxation, mais aussi par certaines plantes, certains apports de micronutriments, qui vont permettre finalement d’aller mieux et qui vont permettre d’éviter ces médicaments.
Et puis il y a encore une autre catégorie de médicaments, qui eux, provoquent des affaiblissements du système immunitaire, donc ça va être des prises, par exemple, d’antihistaminique ou de cortisone sur le long terme, qui sont des médicaments qui fonctionnent très bien sur l’anti-symptomatique, qui vont vraiment soulager les gens dans l’immédiat, mais qui ne traite pas la cause.

 

Mélanie : Oui, parce que souvent on prend des médicaments pour enlever le symptôme, mais parfois il peut y avoir plusieurs causes qui amène cette problématique ?
Isabelle : Plusieurs causes, et puis en fait, le symptôme c’est un allié, c’est-à-dire que c’est un indice qui va nous permettre de trouver la cause, donc il faut arrêter de vouloir l’étouffer, si on veut vraiment aller à la cause et arriver à résoudre l’origine de ses troubles chroniques dont tout le monde peut souffrir. 
Il faut écouter son symptôme et puis, comme Sherlock, prendre sa loupe, tirer le fil, voir d’où cela vient en s’écoutant. En n’ayant pas peur de le faire, en se disant « mais bien sûr que je peux le faire, j’en suis capable, je vais m’écouter ». Et petit à petit, ça vient et parfois ça vient d’un coup, il y a des gens chez qui s’est très rapide et puis d’autres où ça va prendre un petit plus de temps.
 
 
Mélanie : Et alors du coup, on se rencontre qu’il y a des solutions, depuis tout le temps en fait, des solutions naturelles que l’on peut utiliser, mais qui ont été un petit peu oublié par la médecine, pour se concentrer plutôt sur les produits chimiques. Alors que finalement ces solutions naturelles ont les mêmes effets bénéfiques , mais sans les effets secondaires des médicaments ?
Isabelle : Voilà, c’est ça, il y a plein de solutions naturelles. Alors pourquoi est-ce qu’on ne les utilise plus vraiment dans nos pays ? 
Il y a 2 raisons, je pense qu’il y a le côté culturel, on est quand même dans le pays de Pasteur, du cartésianisme donc on a toujours besoin que les choses soient prouvées rationnellement, scientifiquement. Donc ces plantes ou ces choses naturelles qu’on utilisait avec du bon sens autrefois, que se soit à l’époque de nos grands-mères, ou même bien avant, au moyen âge ou au temps d’Hippocrate (le père fondateur de la médecine). On s’est aperçu aujourd’hui scientifiquement qu’on sait expliquer pourquoi ils marchent de par leurs molécules. Mais il y avait du bon sens autrefois, qui faisait qu’on les utilisé, on en est un petit peu revenu parce que l’on c’est dit oui, mais il n’y a pas de preuves, donc on ne les utilise pas. Et puis, les progrès de la médecine on fait que, à chaque maux son remède, donc on allait directement là-dessus (les produits chimiques).
Et puis la deuxième raison pour laquelle, je pense que l’on s’en est écartés, c’est la manière dont fonctionne notre société occidentale. Dans un pays comme le notre, on est quand même dans un souci de tout faire bien, vite, dans un souci d’excellence qui fait que l’on ne peut pas accepter l’idée d’être un peu moins bien, d’être un peu embêté par un rhume, un mal de tête, etc. Donc il faut s’en sortir au plus vite. Donc à ce moment-là, on prend le médicament et c’est fini. Et effectivement, parfois ça peut être assez rapide, mais ça ne résout pas la raison pour laquelle notre corps avait ce genre de troubles, de problèmes et du coup ça va revenir.
Alors c’est vrai que les solutions naturelles sont efficaces, mais pour qu’elles soient efficaces, il faut qu’elles soient bien ciblées. Et pour cela, il faut apprendre à se connaître, savoir repérer les signes. C’est-à-dire que, quand on a un mal de tête cela peut être dû à un problème de posture, un problème digestif, un foie un peu trop chargé, pour les femmes, lié à leur cycle hormonaux… Donc il y a plusieurs causes possibles.

 

Mélanie : Justement est-ce que l’on peut voir un petit peu comment vous avez créé le livre, qu’est ce que vous avez mis en place, pour que justement chaque personne puisse s’autodiagnostiquer, en quelque sorte, pour vraiment arriver à cibler sa problématique ?
 

Le réflexe médicament, c'est fini !

Isabelle : Tout d’abord je suis parti du principe que la personne qui va avoir envie de consommer moins de médicaments, elle peut avoir l’envie, mais il faut l’aider à passer à l’action concrètement. Et pour cela, il faut savoir « se déprogrammer », c’est-à-dire ne plus avoir ce réflexe automatique qui soulage et qui règle le problème à court terme, mais pas à long terme. Donc, j’ai proposé quelques exercices, dans la première partie, pour savoir être plus à l’écoute de ses sensations corporelles et justement pour pouvoir apprendre à repérer d’où viennent ces troubles. Il y a quelques exercices proposés, qui sont issus soit de la relaxation ou de la méditation.
Et puis après dans chaque chapitre, ce sont des chapitres thématiques : 
– nez-gorge-oreilles, 
– maux de tête et migraines, 
– les maux de ventre, 
– tout ce qui est de l’ordre de la gestion du stress, dépression, insomnie, 
– et puis on va avoir aussi la partie, plus hormonal qui s’appelle spécifiquement féminin, 
– une partie aussi sur la peau 
– et une partie sur les troubles articulaires et musculaires.
Le réflexe médicament, c'est fini !Le réflexe médicament, c'est fini !Le réflexe médicament, c'est fini !
 
Dans chaque chapitre, on va retrouver les médicaments qui sont habituellement utilisés et s’il y a des risques pour la santé ou pas. Ce sont des informations très vérifiées au niveau journalistique, c’est-à-dire, soit à partir des études scientifiques qui existent, soit même à partir des alertes que lance l’agence nationale du médicament. Il y a eu beaucoup d’alertes sur les médicaments ces derniers temps, notamment, sur les médicaments pour le rhume qui ont plein de contre-indications qu’on ne connait pas vraiment.
Et puis dans une deuxième partie, je vais proposer des solutions à court terme puis à long terme. Ces solutions sont toutes piochées dans l’arsenal des possibles en naturopathie, c’est-à-dire l’arsenal du bon sens, ce sont des conseils alimentaires, de plantes, d’huiles essentielles, de vitamines, minéraux, micronutriments, qui vont être plus importants pour tels ou tels troubles. Et puis d’hygiène de vie en général, par exemple des exercices pour apprendre à se relaxer, pour faire des automassages, ou des conseils pour aller voir tel ou tel thérapeute, pour la gestion du stress notamment.
Et pour que les solutions naturelles soient bien ciblées, l’idée, c’est d’apprendre à s’écouter un peu, savoir repérer quand est-ce que ça vient systématiquement, la puissance, etc., pour cela dans le livre, je propose des petits tests pour que les gens arrivent à repérer l’origine de leurs troubles, pour mieux cibler parmi les solutions naturelles qui sont proposées.
Ce livre rentre dans le cadre d’une nouvelle collection chez les éditions Jouvence. Cette collection s’appelle « c’est parti, c’est fini ! », celui-ci s’appelle « le réflexe médicament, c’est fini! ». La volonté de l’éditeur, c’était de faire des guides à petits prix, pour qu’ils soient accessibles au plus grand nombre, et qui ai un petit format, qu’on peut emmener avec soi. Par exemple, quand on va faire ses courses et qu’on puisse l’ouvrir et se repérer très facilement dedans.
 
 
Mélanie :  Et justement, est-ce que l’auto-diagnostic ne peut pas être un danger de passer à côté de quelque chose et de ne pas aller chez le médecin et avoir une infection par exemple, et que cela devienne plus grave ?
Isabelle : Bien sûr, il faut s’écouter, il est évident qui si on essaye des solutions naturelles et qu’au bout de 4/5 jours, ça ne va pas mieux, à ce moment-là, il faut aller voir un médecin. Si d’un seul coup on a des douleurs très importantes, par exemple, un mal de tête qui va arriver de façon fulgurante ou très importante accompagnée de vertiges, évidemment, il faut en priorité, consulter.
Ce qui est proposé dans ce guide, ce n’est vraiment pas pour remplacer les médicaments ou des situations d’urgence. Les médicaments rendent un service incroyable dans plein de situations où il est question de vie ou de mort, ou de pathologies chroniques à long terme. Donc l’idée n’est vraiment pas de dire « Il faut arrêter, il ne faut pas prendre de médicaments ». L’idée de ce livre est de rendre service aux gens en leur permettant de consommer moins de médicaments quand on est dans des choses qui ne sont pas graves et surtout qui leur arrivent de façon chronique et qui leur gâchent la vie en termes de qualité de vie de façon chronique. Par exemple, Un enfant qui est sans arrêt malade l’hiver. Quelqu’un qui digère mal, il se demande ce qu’il se passe, se poser des questions, il est allé, en général, voir un médecin, il a vu un gastroentérologue, il n’y a aucun diagnostic de posé. Donc c’est très bien, ça veut dire qu’il n’y a rien de grave. A ce moment-là, nous , on a vraiment notre rôle à jouer, puisqu’il s’agit donc de dysfonctionnement et avant que cela provoque des choses graves et bien on peut essayer de remettre de l’ordre dans tout ça avec des solutions naturelles.

 

Mélanie : Merci Isabelle pour cet entretien et pour cette présentation de votre livre, est-ce que vous voulez nous laisser un petit mot pour conclure ?
Isabelle : Merci à vous, Mélanie, de m’avoir permis de présenter ce livre,  et pour terminer, j’espère surtout qu’il sera utile aux plus grands nombres et qu’il rendra vraiment service et que vous trouverez les conseils intéressants.

 

Comme nous l'avons vu, les médicaments ne sont pas sans incidence sur notre santé à long terme, il est donc important de les prendre en conscience et d'apprendre à écouter son corps pour savoir de quoi nous avons réellement besoin. J'espère que cette interview vous a plu et que ce livre vous aidera au quotidien.

 

 

 

 

crédit photo : pixabay.com

    2 replies to "Avez-vous le réflexe médicament ?"

    • Valéry

      Bonjour,

      Interview très intéressante !

      Le problème, c’est que le réflexe médicament, ce ne sont pas seulement les malades qui peuvent l’avoir, ce sont aussi bien souvent les professionnels de santé (médecins généralistes ou spécialistes, pharmaciens) qui l’ont.

      Quand on s’intéresse ne serait-ce qu’un tout petit peu au domaine de la santé naturelle, on se rend vite compte que ces professionnels de santé ont très peu de connaissance, voire même parfois aucune, dans le domaine des médecines naturelles (naturopathie, homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, nutrithérapie, etc.).

      Face à un symptôme, le médecin aura généralement tendance à prescrire au patient un produit chimique, parce qu’il ne connait quasiment que ça. Pareil pour les pharmaciens. De plus en plus rares sont ceux aptes à donner de bons conseils aux malades qui viennent les voir. La majorité ne fait plus que délivrer des médicaments ou dispositifs médicaux à l’efficacité et à l’innocuité plus que douteuses, mais promus à grand renfort de publicité par les géants de l’industrie pharmaceutique. Beaucoup de ces pharmaciens s’en targuent d’ailleurs, sans honte, et apprécient grandement que leur travail soit facilité par le marketing des grands labos spécialisés dans le chimique.

      Il existe donc un vrai problème de formation dans le domaine de la santé naturelle aussi bien du côté des malades que du côté des praticiens (sans même parler des problèmes d’éthique). Heureusement que le genre de livre évoqué dans l’article est là pour aider à améliorer les choses dans ce domaine ! Une des solutions au problème se trouve donc certainement de ce côté là : la formation des uns et des autres !

      Merci !

      • Mélanie Garcia

        Bonjour Valéry,

        C’est en effet un problème important, nous l’évoquons d’ailleurs dans l’interview. Les médecins s’appuient sur les molécules chimiques, car c’est leurs outils de réponses aux symptômes et c’est une solution qui n’est pas sans conséquence, cependant ils en existent beaucoup d’autres qui sont naturelles et sans effets secondaires, et c’est tout le but de ce livre… Éduquer la population à prendre sa santé en main, et prendre des décisions en conscience.

        De plus dans ce livre, Isabelle Doumenc, donne des solutions également à long terme pour traiter la cause et pas seulement l’anti-symptomatique, ce qui est le travail principal du naturopathe. Donc c’est un livre vraiment complet que tout le monde devrait avoir dans sa boite à pharmacie ! 😉

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